Préambule

Pour interagir avec notre IBM i, nous utilisons majoritairement des sessions de type 5250 (les fameux écrans verts). Des grilles écrans issues de différents programmes s’affichent sur ses sessions et nous permettent d’interagir efficacement et directement avec la machine. Si habituellement nous accédons à la machine grâce à une console IBM, ou l’IBM i Access (qui émule un terminal 5250) sur nos PC, nous avons prévu l’utilisation de terminaux mobiles, notamment pour mouvementer les stock.

A l’heure où j’écris ces lignes, nous avons une ébauche de master pour nos trackers et je travaille sur ce sujet pour permettre une utilisation fluide.

Sur les terminaux équipés de Windows CE, il peut s’avérer utile de procéder parfois à une mise à blanc du système afin de lui restaurer son état d’origine. Cette opération peut être effectuée de plusieurs manières (bouton reset accessible avec une pointe, combinaison de touches, etc.) notamment par l’installation de fichiers spécifiques.

Nous allons voir dans ce billet comment procéder à cette mise à blanc sur nos terminaux, les Motorola Symbol MC7094, mais ceci est valable pour une large variété de terminaux. Cette mise à blanc s’appelle le cleanboot. Il ne s’agit de pas grand chose de plus que la traduction de la documentation fournie.

Fichiers de Cleanboot

Il existe deux types de cleanboot :

  • Le cleanboot : Mise à blanc classique de la partition système.
  • Le cleanboot blank : Mise à blanc de la partition système et de la partition d’applications.

Dans l’archive fournie par le constructeur, deux répertoires sont disposés pour séparer les deux types de cleanboot, mais la procédure est la même dans les deux cas.

Procédure

Nous allons voir ici les différentes étapes nécessaires pour effectuer le cleanboot, avec deux méthodes au choix.

Pré-requis commun

  1. Créer un compte client sur le site de Zebra (car Zebra a racheté Symbol à Motorola et assure maintenant le support).
  2. Télécharger et décompresser l’archive sur le site de Zebra, elle contient un répertoire judicieusement nommé pour chaque cleanboot.
  3. Une fois le type de cleanboot choisi, récupérer le contenu du répertoire concerné et placer tous les fichiers à la racine d’une carte SD et l’insérer dans le terminal, ou bien dans le répertoire /temp du terminal.

Méthode 1

  1. A l’aide de l’explorateur de fichiers, accéder à l’emplacement des fichiers, donc dans /temp ou à la racine de la carte SD.
  2. Taper sur StartUpdLdr.exe.
  3. Placer le terminal sur son support de chargement.
  4. Après quelques instants, le terminal devrait redémarrer en mode Update Loader, ce qui va procéder au traitement du fichier PKGS.LST.
  5. Ne pas retirer le terminal de son support avant la fin de la procédure.

Méthode 2

  1. Effectuer un cold boot du terminal en pressant 1, 9 et le bouton Power simultanément.
  2. Appuyer sur la gâchette droite immédiatement et la maintenir enfoncée, avant même que l’afficheur ne se mette en marche.
  3. Un menu apparaît avec comme choix par défaut UpdateLoader.
  4. Relâcher alors la gâchette.
  5. Le terminal devrait afficher Update Warning en haut de l’écran.
  6. Placer le terminal sur son support de chargement.
  7. Le terminal va démarrer en mode Update Loader, ce qui va procéder au traitement du fichier PKGS.LST.
  8. Ne pas retirer le terminal de son support avant la fin de la procédure.

Fin de la procédure

Quand le terminal a terminé sa procédure de cleanboot, alors il va démarrer Windows et afficher l’écran traditionnel de mise en service Tap the screen to set up your Windows Mobile-based device.
A partir de là, si vous avez utilisé une carte SD, elle peut être retirée. Dans le cas où vous avez copié les fichiers dans le répertoire /temp, aucune autre étape n’est nécessaire, les fichiers ayant été supprimés par la procédure de cleanboot.

Le terminal est alors remis à son état d’origine.

C’est, semble-t-il, la méthode de remise à zéro la plus courante sur les terminaux Windows Mobile ou Windows CE. Alors que pour d’autres systèmes embarqués on passerait par un mode spécial (comme le mode recovery sur Android, qui est une partition à lui tout seul et peut, par ailleurs, être remplacé), voire un flashage complet du terminal avec une image système complète.

Cette méthode qui permet de séparer la mémoire flash en deux (les données de base d’un côté et les données modifiées/ajoutées de l’autre) permet de réduire significativement le temps d’intervention sur le terminal, permettant une rapide remise en production, puisqu’une fois le terminal masterisé, un cleanboot le remet à l’état masterisé, et pas l’état d’usine. On sent qu’on est sur de l’outillage logistique et industriel.