Archive for décembre, 2018

[Saga Pagers] Un vieux coup de nostalgie

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Si je me suis mis à acheter des pagers, c’est pour le côté simple et amusant (oui, j’y trouve de l’amusement) que cela peut avoir. Mais je n’ai pas commencé réellement avec les deux déjà rapidement présentés.

Il y a un peu plus de 10 ans, en me baladant dans une quelconque bourgade de province, j’ai découvert par hasard la présence d’un vide-grenier, et pas n’importe lequel. Je ne sais pas comment cela s’est produit, mais contre tout attente, des tas de trésors étaient en vente, des trésors qu’hélas je n’ai pas acheté et que par la suite j’ai lutté bec et ongles pour retrouver.

En effet, à cette époque j’allais de temps en temps dans des vides-greniers. Pas spécialement par passion, plus par hasard ou parce que je suis avec des amis qui y vont chiner la jolie lampe ancienne à restaurer qui fera effet sur le guéridon de l’entrée, la plaque d’immatriculation de 1955 pour la déco, et le traditionnel saucier SEB. Alors que nous arrivions, je me voyais déjà perdre un après-midi à ne rien voir d’intéressant, ou pire, voir des objets cassés, des cassettes à la bande froissée et démagnétisée et des téléviseurs en panne. Et pourtant après notre entrée, alors que je pensais définitivement ne plus voir de technologie un peu intéressante, j’ai au contraire senti toutes les merveilles possibles nous enceindre.

J’ai vu des tas d’objets et de machines miraculeuses. Je soulève un magnifique IBM ThinkPad T41 quand j’aperçois un PowerBook Duo 230, à côté duquel trônait un Toshiba Satellite Pro 470CDT… En regardant un peu plus loin je trouve diverses pièces informatiques, des logiciels originaux dans leurs boîtes, Mac OS 7.5, 8, 8.5, 9.1, X, Windows 3.11, 95, 98, 2000, NT4, des logiciels Adobe, Strata, AfterDark, tout un florilège de programme d’époque, pour Mac et PC.

Déjà j’étais aux anges, je ne savais plus où donner de la tête, tant je redécouvrais des articles que j’avais, à l’époque, presque déjà oublié. C’était vraiment super, on trouvait de tout, de l’ancien, du récent, de l’informatique, du réseau, de l’électricité, etc.

Mais en venant, je n’imaginais tellement pas trouver de telles merveilles que je n’ai pas pris mon porte-feuille… J’avais quelques euros sur moi, point. Clairement, pas grand chose à ma portée. Je regarde à tout hasard ce que je peux trouver, quitte a négocier soit pour baisser le prix, soit pour que le vendeur me le garde pendant que je vois avec mes amis, qui malheureusement sont un peu dans le même cas que moi. C’est alors que je fouillais dans une caisse de vieux objets téléphoniques que je le découvris :

 

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Je m’excuse pour la faible taille de la photo, mais c’est la seule et unique que j’ai pu trouver de ce modèle précis. Il s’agit d’une annonce, un peu ancienne, et malheureusement je n’ai jamais eu de réponse.

Il s’agit d’un Motorola Advisor. Un pager assez connu pourtant à l’époque. Il existe en plusieurs versions. Il y a deux itérations connues de cet appareil, en 1991 et en 1994. Motorola a fini par sortir une version modernisée, bien plus tard, le Advisor Gold, mais ce n’est pas grand chose de plus qu’on Scriptor LX4.

Ce petit pager, il me plaisait beaucoup. Il a un grand écran très lisible electro-luminescent, contrairement à toute une panoplie de Tatoo plus récents et dont l’écran était éclairé par des ampoules incandescentes, même le Scriptor LX4, un modèle cher. Il a un vibreur et un voyant qui, bien que pratique, aurait gagné à être un peu plus lumineux.

Il offre également la possibilité d’afficher l’heure et la date, ainsi qu’une alarme. Les modes d’alertes sont configurables. Il n’y a pas de sonneries particulières malheureusement, il ne fait que biper, mais au moins on peut en régler le volume, contrairement au Scriptor (ou d’autres). Moi qui suis un peu sensible, c’est appréciable de ne pas m’assourdir avec.

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Ce pager peut recevoir des messages alphanumériques en POCSAG, il en a existé des versions exploitant le code de Golay, mais pas en France.

Le plus bête, c’est que j’ai vendu ce pager quelques années plus tard pour une bouchée de pain et je le regrette aujourd’hui, alors que je joue de nouveau avec ce petits objets…

Si vous vous débarrassez de vos vieux récepteurs, mais aussi de téléphones portables faites signe via notre formulaire.

[Saga éclairage] Le besoin, l’idée

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Introduction

Bonjour à tous,

Je suis équipé maintenant depuis plusieurs années d’éclairages Philips chez moi. J’avais fait l’acquisition de lampes Living Colors et Living White il y a plus de 6 ans, que j’ai complété un peu plus tard avec un kit de démarrage Hue Bloom et progressivement j’ai converti mon éclairage classique en éclairage connecté.

Je ne me suis jamais vraiment préoccupé de l’aspect connecté de mon système d’éclairage. Disposant de télécommandes Living Colors, je trouvais bien plus commode d’en laisser traîner une sur la table basse et une autre dans ma mezzanine. Lorsque j’ai obtenu le kit Hue, je dois reconnaître que j’ai joué avec l’application sur mon téléphone mais cela s’est vite arrêté car je n’ai pas tout le temps mon téléphone à la main et je trouve peu pratique de devoir le sortir pour allumer une lampe.

Pour moi, l’éclairage dans un appartement ou une maison, c’est quelque chose que l’on a l’habitude d’utiliser avec des interrupteurs au mur, il n’y a pas spécialement de raison valable de vouloir casser cette habitude, d’autant que l’on place généralement les interrupteurs près des portes pour les trouver facilement en entrant dans une pièce. C’est alors que j’ai découvert qu’il existait des interrupteurs sans fils plutôt efficaces pour retrouver cette habitude.

Pour vous donner une idée, j’avais ajouté quelques lampes, et j’avais chez moi mes deux Living Colors reliées à mon pont Hue, mais aussi mes deux Living Whites, deux Hue Blooms, ainsi qu’un Lightstrip de première génération. Je disposais d’interrupteurs au mur, aimantés et pouvant se transformer en télécommande, ainsi que des télécommandes Living Colors. La solution idéale pour moi : je peux allumer facilement la lumière en rentrant chez moi et la contrôler depuis mon canapé ou bien mon lit sans avoir à me lever.

Par la suite j’ai continué à faire évoluer mon système en ajoutant des lampes et interrupteurs pour installer dans ma cuisine. Depuis j’ai déménagé et ne m’étais pas vraiment occupé de reconfigurer l’installation, mais récemment, Jean et Guillaume se sont équipés d’un système Philips Hue. Jean a un pont, trois lampes et un interrupteur, alors que Guillaume dispose de plusieurs lampes, de prises commandées Osram compatibles avec Hue, d’interrupteurs, et également de détecteurs de mouvements. Après quelques semaines de tests, j’ai décidé de sauter le pas a mon tour et d’équiper mon appartement. J’ai acheté une prise Osram pour tester, ainsi qu’un détecteur de mouvement, et je dois dire que si je ne suis toujours pas intéressé par l’aspect connecté, l’automatisation de certains éclairages s’avère très pratique.

Quoi de mieux en rentrant chez soi, les bras chargés et de nuit que la lampe de l’entrée s’allume toute seule? Il y a plein de petites choses que l’on peut rendre automatiques ou améliorer sans pour autant casser les habitudes.

Dans ma logique, un système d’éclairage connecté ou non, intelligent ou non, c’est une machine. On l’oublie trop souvent aujourd’hui mais nous avons inventé les machines pour être à notre service et non l’inverse. Une machine se doit donc de m’être utile, me retirer des contraintes, mais en aucun cas le contraire. J’estime que je dois pouvoir allumer mon éclairage facilement avec mes habitudes, mais pourquoi pas permettre de nouveaux usages, j’en liste quelques uns :

  • Allumer un groupe de lampes, et vu qu’on peut le faire, avec des réglages de luminosité et de couleur bien précis
  • Éteindre tout, ou une zone précise en une seule fois
  • Gérer la luminosité en cas de besoin
  • S’allumer en même temps que le réveil sonne
  • Que la salle de bain s’allume et s’éteigne seule (si possible en fonction de l’heure et de la luminosité ambiante et qu’il en soit de même pour les pièces de passage)
  • Contrôler l’éclairage à distance
  • Et potentiellement d’autres.

Globalement c’est ce qui m’intéresse. Ce que je regrette néanmoins c’est qu’a chaque interrupteur Philips Hue posé chez moi, il existe un interrupteur classique qui, lorsqu’il est actionné, casse le fonctionnement de Philips Hue car il va désactiver des ampoules, et si on ne fait pas attention, on se retrouve avec une maison à moitié contrôlable via le système de Philips, et c’est dommage. Une solution à cela consiste à décâbler ses interrupteurs classiques pour les laisser en position marche, mais c’est là que je vais bifurquer pour parler d’un autre type d’éclairage. Nous aborderons nos bidouilles avec Philips Hue plus tard.

Le local LabCellar

Dans notre local, où se trouvent nos bureaux, nos serveurs, nos AS/400 et notre stock, nous avons mis en place un éclairage presque global à base de baguettes et guirlandes LED peu chères, s’appuyant sur des alimentations ATX recyclées et des interrupteurs Legrand Mosaic dans une goulotte. Cela fonctionne très bien, et nous permet de gérer un éclairage d’ambiance, nos lampes de bureau à LED modifiées de chez Ikea, le plafonnier des bureaux, du couloir de l’entrée et enfin du stock.

Tout ce petit monde se contrôle via 5 interrupteurs positionnés en un seul endroit. Et il est hors de question de tout remplacer par du Philips Hue ou une autre solution du même acabit.

Nous disposons aussi dans la cage d’escaliers d’un éclairage classique en 230V et qui est contrôlé par un télérupteur et deux poussoirs, l’un dans le couloir, donc inutile, et un autre en haut des marches. Ce qui veut dire que quand on quitte les locaux, il faut, pour ne pas se retrouver dans le noir, monter les marches ou aller dans le couloir pour allumer l’escalier, redescendre, éteindre toutes les lampes et enfin repartir vers l’escalier. Peu pratique.

De plus, tout notre système d’éclairage ne pouvant se contrôler que par un endroit, il faut obligatoirement s’y rendre. Si on est au fond du stock en se contentant de l’éclairage d’ambiance et que finalement on voudrait plus de lumière, il faut sortir du stock pour allumer la lumière.

Egalement, lorsque personne n’est présent et que la vidéo surveillance nous alerte, déclencher un éclairage pourrait être utile pour mieux voir ce qui se passe.

Le besoin

On veut :

  • Que le système de contrôle tienne dans une boîte
  • Que cela accepte d’être relié à des interrupteurs
  • Que pour chaque tâche on puisse avoir plusieurs interrupteurs si besoin
  • Que cela soit contrôlable et interrogeable à distance au moins par des requêtes HTTP
  • Que l’on puisse contrôler les appareils électriques sans se soucier de leur tension
  • Que cela permette de recycler l’éclairage déjà présent, 12V comme 230V
  • Que cela permette de recycler les interrupteurs poussoirs déjà présents, 12V comme 230V
  • Que cela s’alimente en 5V ou en 12V continu
  • Qu’il n’y ait que de la basse tension qui passe dans les poussoirs.

Nous avons imaginé une boîte qui contiendrait des borniers. D’un côté on aurait 8 entrées pour interrupteurs poussoirs, de l’autre 8 sorties contrôlées par des relais. Entre les deux une puce quelconque et de l’Ethernet.

Le fonctionnement serait assez basique :

  • J’appuie sur le poussoir 1, le relais de la sortie 1 change d’état, tout simplement.
  • J’appuis sur le poussoir 2, le relais de la sortie 2 change d’état, et ainsi de suite.
  • Je câble deux poussoirs en parallèle sur la même entrée, je fais changer alors l’état du relais correspondant par une pression sur l’un des deux poussoirs indistinctement
  • Je souhaite développer une application qui permettrait de contrôler la lumière, il me suffit d’envoyer une requête HTTP simple et claire. Pour cela, je peux demander l’allumage, l’extinction, ou tout simplement l’inversion d’état.
  • Je souhaite développer une application qui affiche l’état des lampes, une requête HTTP me permet également de récupérer l’état actuel de chaque relais.

L’idée c’est que ce système puisse éventuellement contrôler autre chose que de l’éclairage. On pourrait très bien gérer une VMC, ou des prises électriques, ou n’importe quoi d’autre. Ce qui permet, le jour où il ne sera plus utile de pouvoir être recâblé et retrouver une utilité ailleurs.

La suite

Après y avoir réfléchi, j’ai exprimé notre besoin à Jean, notre électronicien afin qu’il me donne ses avis, ses idées. J’ai des notions d’électronique qui n’étaient pas trop mauvaises mais qui malheureusement commencent à dater, et surtout je n’ai aucune idée de comment choisir, comment gérer une puce de type PIC, Arduino et consorts. Le mieux pour moi est de m’en remettre à la personne compétente pour établir les différents choix technologiques nécessaires à la réalisation de ce projet. Nous verrons prochainement avec Jean comment ce besoin pourrait être matérialisé, quels choix s’offrent a nous, etc…

[Saga Pagers] Mes premiers pagers

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Bonjour à tous,

Un peu partout dans le monde, on trouve, moins fréquemment maintenant, de petits appareils très mignons appelés bipeurs. Alors bipeur, pager, pagette chez nos amis québécois, récepteur de radiomessagerie, peu importe, c’est la même chose. Moi j’appelle cela en général un pager, j’y ferai référence ainsi.

Qu’est-ce que c’est-il donc? Il s’agit d’un petit appareil très facile à transporter, généralement doté d’un écran (même si certains vieux modèles ne peuvent que sonner), parfois d’une lampe d’avertissement et d’un vibreur. Le principe de cet appareil c’est d’écouter sur une fréquence jusqu’à détecter son identifiant et se réveiller pour sonner, voire afficher un message.

En France, nous avions trois réseaux et trois types de terminaux:

  • Tatoo était le nom des récepteurs utilisés sur le réseau France Télécom appelé Alphapage. Ils utilisent le protocole POCSAG et sont aujourd’hui toujours utilisables, le réseau étant toujours opérationnel, même s’il a changé de propriétaire.
  • TamTam était le réseau Cegetel. Il utilisait le protocole ERMES qui n’a pas su convaincre. Fin de service en 1999.
  • Kobby, qui a duré un peu plus longtemps. C’était le réseau de Bouygues Télécom opéré par la filiale Infomobile. Ce réseau utilisait le protocole ERMES, puis le protocole FLEX, comme encore aujourd’hui aux US, expliquant peut-être une fin de service plus tardive (en 2005).

Il ne nous reste donc plus que le réseau Alphapage/Tatoo pour nous amuser.

Il était une fois Il y a environ deux ans, alors que je repensais à ces histoires de pagers et sachant que le réseau fonctionnait toujours contrairement à la croyance populaire, j’ai eu envie de sauter le cap. Oui, en 2016, j’achetais un Tatoo. Je me suis rendu sur différents sites de petites annonces et j’ai trouvé deux occasions plutôt sympathiques.

 

J’ai joué un peu avec, les ai réactivés, envoyé quelques messages, mais les différents projets en cours ne me permettaient pas de m’y pencher sérieusement.

N’est-ce pas la classe? Sur la gauche, un Tatoo 5 (Motorola Instinct) et sur la droite un Tatoo 21 (Motorola Memo Express). Comme on peut le voir, les deux terminaux sont griffés « Tatoo ». C’était excessivement commun à l’époque. Tout le monde se souvient du logo Itinéris ou SFR sur son téléphone portable, voire chez Bouygues l’utilisation d’un numéro de modèle propre à l’opérateur. C’était un peu la foire.

Non seulement il y avait les étiquettes affichant généralement l’opérateur, en l’occurrence Tatoo, mais il y avait aussi les adaptation géographiques. En POCSAG, le réseau fonctionne dans les 466 MHz en France. Malheureusement, c’est le seul pays ou presque à utiliser cette fréquence. Trouver un pager d’un autre pays qui puisse fonctionner est tout bonnement impossible. C’est d’autant plus dommage quand on voit les plus récents récepteurs Motorola qui sont plutôt bien fichus. Motorola a quitté aujourd’hui ce marché mais il existe toujours d’autres constructeurs proposant des appareils très efficaces et polyvalents.

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