Geekeries

[Astuce] Monter une image disque VirtualBox sous Linux

0

Introduction

J’ai besoin de transférer des fichiers lourds (quelques Gio) depuis le disque dur virtuel d’une machine VirtualBox vers la machine hôte. La machine virtuelle est sous Windows, mais les additions invités ne fonctionnent pas, et je ne désire pas modifier la configuration réseau pour mêler mon réseau local à celui de la machine virtuelle. Pour pouvoir transférer mes fichiers, je vais donc devoir monter l’image disque de ma machine virtuelle.

Émuler un périphérique bloc

Sous Linux, une manière de créer des périphériques blocs dynamiquement est de recourir au module noyau nbd. NBD est un protocole similaire à iSCSI, qui permet de créer des périphériques blocs à partir d’un serveur. On charge le module nbd avec la commande suivante :

sudo modprobe nbd max_part=8

Vous devriez voir apparaître plusieurs entrées nbd0, nbd1, etc. dans le répertoire/dev.

On cherche à faire de notre image disque VirtualBox un périphérique bloc, et pour ce faire, nous allons utiliser le serveur NBD qemu-nbd (sur certaines distributions, il est contenu dans un paquet qemu-utils). On le lance ainsi :

sudo qemu-nbd --connect=/dev/nbd0 monimagedisque.vdi

Si vous inspectez encore une fois le répertoire /dev, de nouvelles entrées sont arrivées pour représenter les différentes partitions contenues dans l’image disque, sous la forme nbd0p0, nbd0p1, etc.

Monter les partitions

Dans mon cas l’image contient deux partitions (la première contient le bootloader, la seconde l’OS et mes données), et je ne vais monter que la seconde (nbd0p1). On commence par créer un dossier dans lequel sera monté la partition :

sudo mkdir /mnt/vbpart1

Ensuite on peut monter la partition avec la commande mount :

sudo mount /dev/nbd0p1 /mnt/vbpart1

Si la commande mount s’exécute correctement, vous devriez pouvoir accéder aux fichiers de la partition dans le point de montage que vous avez configuré.

Démonter les partitions et arrêter le serveur nbd

La procédure à suivre se déroule en deux étapes. D’abord on démonte la ou les partitions montées :

sudo umount /dev/nbd0p1

Une fois toutes les partitions démontées du périphérique nbd0, on peut procéder à l’extinction du serveur NBD :

sudo qemu-nbd -d /dev/nbd0

[Sans contact] Un lecteur/encodeur RFID pour moins de 10€

0

J’avais besoin d’un lecteur/encodeur RFID pour un projet personnel, alors je me suis renseigné sur internet, et j’ai vu beaucoup de recommandations pour le lecteur/encodeur ACR122U, qu’on trouve un peu partout (eBay, Amazon, etc.) pour une trentaire d’euros. Je trouvais cela cher pour un dispositif RFID, j’ai donc cherché une solution alternative plus économique.

La solution trouvée consiste à associer un module RFID destiné à des projets électroniques à base d’Arduino à un adaptateur USB-UART.

Module NFC

Il faut acheter un module NFC basé sur la puce PN532 mais attention, toutes les cartes ne sont pas identiques ! En effet, la puce PN532 peut être exploitée par 3 interfaces (I²C, SPI, UART), et en fonction du choix du fabricant, il est parfois uniquement possible d’utiliser une des trois interfaces. Pour ma part, j’ai le module ElecHouse rouge :

Il dispose de deux interrupteurs pour sélectionner le mode d’interface à utiliser (appelé HSU sur le module : High Speed UART). On le trouve pour environ 5€ en provenance de la Chine.

Adaptateur USB-UART

Votre ordinateur étant peu probablement doté d’une interface UART accessible (sauf si vous utilisez un ordinateur embarqué, type Raspberry Pi), il nous faudra une interface USB-UART. On en trouve pour quelques euros sur internet. J’utilise pour ma part un adaptateur basé sur la puce FT232R :

Connection électrique entre adaptateur USB-UART et carte NFC

À l’aide d’un cable mâle-mâle, il faut effectuer les connexions suivantes :

  • VCC UART -> VCC NFC
  • GND UART -> GND NFC
  • TX UART -> RX NFC
  • RX UART -> TX NFC

Si votre adaptateur est doté d’un cavalier permettant la sélection de la tension VCC, mettez-le en position 3V3. Sinon assurez-vous que votre adaptateur avec des niveaux de tension 0-3V3.

Configuration pour l’utilisation avec libnfc

Sur Linux, la majorité des outils permettant de travailler sur le NFC sont écrits avec la bibliothèque libnfc (installée par défaut sur Kali Linux, disponible dans les dépôts Fedora). Pour pouvoir utiliser notre lecteur/encodeur avec libnfc, il va falloir créer un fichier de configuration.

On va d’abord avoir besoin de connaître le nom du fichier de l’adaptateur USB-UART. En ayant l’adaptateur débranché, listez les périphériques série sur votre système avec la commande :

ls /dev/tty*

Branchez l’adaptateur et répétez l’opération. La nouvelle entrée correspond à celle de votre adaptateur (par exemple dans mon cas /dev/ttyUS3).

Dans le dossier /etc/nfc/devices.d/, créez un fichier monrfid.conf (le nom du fichier importe peu, l’extension par contre oui), en prenant soin de remplacer le chemin du fichier de votre adaptateur USB-UART :

name = "Mon adaptateur RFID maison"
connstring = "pn532_uart:/dev/ttyUSB3"

Votre lecteur/encodeur NFC est prêt à être utilisé !

[Palm] Emettre des codes infrarouge « Pronto » avec un Palm

0

Une histoire rocambolesque : j’avais besoin de tester une prise antenne dans un logement, et pour cela me suis muni d’un décodeur TNT. Pour lancer une recherche de canaux télévisuels, il faut une télécommande. Je n’avais pas à ma disposition de piles adéquates pour mettre dans la télécommande, et ai donc dû improviser avec un Palm TX…

Dans cet article, nous allons donc émuler une télécommande infra-rouge à l’aide d’un Palm en se servant de codes pour télécommande Philips Pronto en hexadécimal. Dans mon cas, il proviennent de la fabuleuse base de données irdb.tk.

Il n’existe pas (à ma connaissance) de méthode permettant d’entrer directement des codes infrarouges dans une application Palm pour les émettre. Nous allons donc bidouiller avec plusieurs logiciels pour parvenir à notre objectif.

(suite…)

[Astuce] Charger un MacBook sans chargeur MagSafe

0

Attention : Le présent article détaille une bidouille à caractère expérimental, pouvant porter atteinte au bon fonctionnement de votre ordinateur. Agissez à vos risques et périls.

Voici un bref article qui traite de l’alimentation d’un MacBook (Pro, Air, ou « MacBook » tout court) sans recourir au chargeur Apple fourni dans la boite de votre Mac.

Cela est utile à des fins de diagnostics (pour pouvoir analyser la consommation en courant), à des fins de bidouilles (quand on ne dispose pas du chargeur complet mais qu’on a une alimentation ajustable sous la main) et pour recharger un Mac sur une installation électrique basse tension.

Se procurer un cable MagSafe

Le connecteur MagSafe n’étant pas standardisé, la seule manière de s’en procurer un est d’acheter un cable de remplacement pour réparer un chargeur MagSafe, ou de le récupérer sur un chargeur cassé (en espérant que le cable et le connecteur soient intacts). On en trouve pour une dizaine d’euros sur Amazon : MagSafe 1 – MagSafe 2

Si on souhaite à la fois utiliser du MagSafe 1 et MagSafe 2, on pourra très bien se tourner vers un cable MagSafe 1, et utiliser l’adaptateur MagSafe 2. Cela évite de posséder deux cables. (suite…)

[Test] Gablys : le porte-clé (dé)connecté

0

L’été dernier, j’ai participé avec des amis au black badge challenge de la Nuit du Hack (notre compte rendu d’ailleurs  disponible ici). La dernière étape de ce challenge était de faire de la rétro-ingénierie d’un firmware de porte-clef Gablys.

Quelques semaines plus tard, on m’a donné une carte cadeau dans une boutique qui vendait des « objets connectés » et « accessoires tendances ». Déçu du manque de choix singuler dans le catalogue de la boutique, je me suis rabattu sur deux porte-clefs Gablys, soldés à 10€ chacun. J’avais prévu à l’origine de les décortiquer et changer leur firmware (tout cela a été documenté), mais par manque d’idée pour un projet utilisant du Bluetooth 4.0 j’ai laissé tomber.

Encore quelques semaines plus tard, je me suis dit que peut-être je devrais laisser une chance au Gablys tel quel. La promesse de pouvoir retrouver ses objets à partir de son smartphone m’intrigue.

Le Gablys au porte-clef

Le Gablys est un petit galet qu’on peut accrocher à son porte-clef grâce à son trou. Il est un peu plus volumineux qu’un badge Vigik, d’un encombrement à peu près raisonnable (on peut avoir un Gablys dans ses poches sans avoir l’air suspicieux). Son boitier est en plastique et se raye facilement (cela dit ce n’est pas un problème pour moi). Le boitier est légèrement souple, ce qui permet d’actionner un bouton en le pressant. (suite…)

[iSeries] En route pour la haute normandie !

0

Chez LabCellar on fait souvent la traque aux AS/400 et autres iSeries dans l’espoir d’agrandir notre petite collection. Et c’est souvent l’occasion de vivre une aventure : il y a un an et demi nous avions mis à rude épreuve les amortisseurs d’un monospace avec un gros 9406-820 (et sa baie de disques FC5074), puis exploré les abysses de la Seine-et-Marne pour un 9402-400 Advanced 36. Ensuite nous avons atterri dans le pays du Manneken Pis pour aller chercher un 9406-520, et enfin visité un laboratoire médical de nuit, dont le propriétaire se débarrassait d’un 9405-520.

Dès qu’une occasion se présente à nous, nous nous empressons de la saisir car les AS/400 et iSeries sont très rares sur le marché de l’occasion en France, encore plus en dehors des circuits de revente destinés au professionnels. Cette fois-ci, nous nous sommes rendus en Haute Normandie, où non pas un, mais deux systèmes AS/400 et i5 nous attendaient. (suite…)

[Audio] Réparation d’un Bose Wave Music System

1

J’ai eu l’occasion récemment de trouver un chouette petit combiné radio/CD Bose Wave System pour un prix intéressant sur LeBonCoin. Le vendeur indiquait que le produit avait un soucis au niveau du lecteur CD, qui ne laisser aucun CD passer à l’intérieur.

En effet, après avoir ramené le Wave Music System à la maison, et l’avoir branché, on n’arrive pas à insérer de CD sans forcer, et la moindre insertion de CD crée des rayures dessus. Épris d’une envie soudaine d’écouter des CD sur cet appareil, je me suis lancé dans une tentative de réparation !

Démontage du Wave Music System

Il existe une vidéo YouTube qui monte le démontage en images, mais si vous détestez les vidéos, voici mes instructions textuelles pour le démontage :

En guise d’outillage, je me suis servi de tournevis Philips PH2 et PH1, et une petite pince plate à bout long.

Commencez par retourner le Wave Music System, et dévissez les 5 vis PH2 apparentes. Remettez le Wave Music System dans son orientation normale, et soulevez le capot qui devrait bouger sans résistance. (suite…)

[Ubuntu] Désactiver le tapé-glissé (TapAndDrag) d’un Dell XPS 13

0

Le Dell XPS 13 est une petite machine formidable pour y faire tourner une distribution GNU/Linux. Son clavier rétro-éclairé, sa faible bordure autour de l’écran et son autonomie très correcte en font une machine de choix pour tout amateur de machine compacte mais productive.

Lors de l’installation de Ubuntu (plus précisément Xubuntu) sur cette machine, nous avons été confrontés à un désagrément : il est possible de glisser une fenêtre sans cliquer sur le pavé tactile, mais tout simplement en tapant dessus. Malgré une exploration complète des paramètres du touchpad, nous n’avons pas trouvé la manière de désactiver cette fonctionnalité. Ou plutôt : tous les paramètres modifiés (y compris la désactivation du touchpad) n’avaient aucun effet. Mais nous avons fini par trouver une solution !

Le fonctionnement (complexe) du touchpad sur le XPS 13

Il y a une petite éternité, les ordinateurs ont commencé à adopter le protocole PS/2 comme interface pour brancher un clavier et une souris. C’est un protocole très simple à utiliser, qu’on soit concepteur de périphériques informatique ou développeur de systèmes d’exploitation. (suite…)

[Tutoriel] Changer le firmware d’un Nokia N8 (et enlever les personnalisations opérateur)

0

Si vous avez possédé un téléphone personnalisé par un opérateur (SFR ou Orange, en particulier), vous devez connaître la douleur d’utiliser malgré sa volonté une surcouche logicielle lourde et inutile.

C’est en ressortant des décombres un Nokia N8 que nous nous sommes décidés à remplacer son firmware Orange par un firmware stock, beaucoup plus agréable et fluide à l’usage.

Se procurer un firmware

 

Un téléphone Nokia est identifié par un « Model Number » (du type RM-***) et un « Product Code » (un code à 7 caractères). Le Model Number sert à identifier le matériel du téléphone, tandis que le Product Code différentie les variantes régionales ou liées à l’opérateur.

(suite…)

Convertir de l’ADB en USB : une seconde vie pour un vieux clavier ADB

2

Je fais de la programmation de temps en temps, qui dit programmation dit taper sur un clavier. Quand on programme, on passe donc plusieurs heures à taper sur un clavier. Autant qu’il soit confortable ! Si dans le monde PC il existe un large éventail de claviers utilisant des technologies différentes, dans le monde Mac, ce choix est extrêmement restreint : aujourd’hui, Apple ne vend plus que des claviers « chiclets ».

Un bond de quelques années en arrière, et on se retrouve dans une autre époque chez Apple. Niveau clavier, Apple vendait à l’époque des claviers mécaniques, comme celui-ci :

Ce clavier (nommé l’Apple Extended Keyboard II), est un clavier mécanique utilisant des switchs Cherry. Je trouve les claviers mécaniques bien plus confortable que les claviers à membrane plastique qui inondent aujourd’hui le marché, mais j’ai un problème… En effet, ces claviers n’utilisent pas de l’USB mais de l’ADB (Apple Desktop Bus). Pour pouvoir utiliser ce magnifique clavier sur mon ordinateur, j’ai dû faire un petit peu de bidouille. J’ai déniché sur internet un logiciel pour Arduino nommé tmk_keyboard, qui permet notamment de convertir divers protocoles en USB. J’ai alors bricolé un petit prototype de ma bidouille, avec une prise S-Vidéo récupérée dans les poubelles d’un magasin d’électronique, et un Arduino Pro Micro :

J’en ai même profité pour tester tous les claviers ADB sur VLG89 (le bras à gauche c’est DarkPonay) !

Il suffit pour réaliser le montage de brancher un Arduino Pro Micro à un connecteur S-Vidéo, avec une résistance pour éviter d’éventuels problèmes de connexion. Les instructions détaillées sur le montage sont disponibles sur le thread du projet. On branche le clavier à l’adaptateur via un bête cable ADB, et l’adaptateur à l’ordinateur avec un cable Micro-USB vers USB standard, et le tour est joué.

Ça a marché, mais l’aspect bidouille posait problème : avoir des fils qui se baladent partout c’est pas très esthétique, c’est un potentiel risque de court-circuit, mais c’est surtout l’occasion de casser son adaptateur en titillant trop un fil. Je me suis mis alors en tête de faire quelque chose d’un peu plus propre. Et pour faire plus propre, rien de mieux qu’un circuit imprimé et un connecteur dédié !

J’ai alors lancé un sujet sur MacBidouille pour parler de ce projet, et éventuellement proposer à quelques intéressés de leur vendre un adaptateur. Une page détaillée de mes adaptateurs est disponible sur mon site personnel, pour ceux qui seraient intéressés pour plus de détails.

Go to Top