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[Saga éclairage] Le besoin, l’idée

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Introduction

Bonjour à tous,

Je suis équipé maintenant depuis plusieurs années d’éclairages Philips chez moi. J’avais fait l’acquisition de lampes Living Colors et Living White il y a plus de 6 ans, que j’ai complété un peu plus tard avec un kit de démarrage Hue Bloom et progressivement j’ai converti mon éclairage classique en éclairage connecté.

Je ne me suis jamais vraiment préoccupé de l’aspect connecté de mon système d’éclairage. Disposant de télécommandes Living Colors, je trouvais bien plus commode d’en laisser traîner une sur la table basse et une autre dans ma mezzanine. Lorsque j’ai obtenu le kit Hue, je dois reconnaître que j’ai joué avec l’application sur mon téléphone mais cela s’est vite arrêté car je n’ai pas tout le temps mon téléphone à la main et je trouve peu pratique de devoir le sortir pour allumer une lampe.

Pour moi, l’éclairage dans un appartement ou une maison, c’est quelque chose que l’on a l’habitude d’utiliser avec des interrupteurs au mur, il n’y a pas spécialement de raison valable de vouloir casser cette habitude, d’autant que l’on place généralement les interrupteurs près des portes pour les trouver facilement en entrant dans une pièce. C’est alors que j’ai découvert qu’il existait des interrupteurs sans fils plutôt efficaces pour retrouver cette habitude.

Pour vous donner une idée, j’avais ajouté quelques lampes, et j’avais chez moi mes deux Living Colors reliées à mon pont Hue, mais aussi mes deux Living Whites, deux Hue Blooms, ainsi qu’un Lightstrip de première génération. Je disposais d’interrupteurs au mur, aimantés et pouvant se transformer en télécommande, ainsi que des télécommandes Living Colors. La solution idéale pour moi : je peux allumer facilement la lumière en rentrant chez moi et la contrôler depuis mon canapé ou bien mon lit sans avoir à me lever.

Par la suite j’ai continué à faire évoluer mon système en ajoutant des lampes et interrupteurs pour installer dans ma cuisine. Depuis j’ai déménagé et ne m’étais pas vraiment occupé de reconfigurer l’installation, mais récemment, Jean et Guillaume se sont équipés d’un système Philips Hue. Jean a un pont, trois lampes et un interrupteur, alors que Guillaume dispose de plusieurs lampes, de prises commandées Osram compatibles avec Hue, d’interrupteurs, et également de détecteurs de mouvements. Après quelques semaines de tests, j’ai décidé de sauter le pas a mon tour et d’équiper mon appartement. J’ai acheté une prise Osram pour tester, ainsi qu’un détecteur de mouvement, et je dois dire que si je ne suis toujours pas intéressé par l’aspect connecté, l’automatisation de certains éclairages s’avère très pratique.

Quoi de mieux en rentrant chez soi, les bras chargés et de nuit que la lampe de l’entrée s’allume toute seule? Il y a plein de petites choses que l’on peut rendre automatiques ou améliorer sans pour autant casser les habitudes.

Dans ma logique, un système d’éclairage connecté ou non, intelligent ou non, c’est une machine. On l’oublie trop souvent aujourd’hui mais nous avons inventé les machines pour être à notre service et non l’inverse. Une machine se doit donc de m’être utile, me retirer des contraintes, mais en aucun cas le contraire. J’estime que je dois pouvoir allumer mon éclairage facilement avec mes habitudes, mais pourquoi pas permettre de nouveaux usages, j’en liste quelques uns :

  • Allumer un groupe de lampes, et vu qu’on peut le faire, avec des réglages de luminosité et de couleur bien précis
  • Éteindre tout, ou une zone précise en une seule fois
  • Gérer la luminosité en cas de besoin
  • S’allumer en même temps que le réveil sonne
  • Que la salle de bain s’allume et s’éteigne seule (si possible en fonction de l’heure et de la luminosité ambiante et qu’il en soit de même pour les pièces de passage)
  • Contrôler l’éclairage à distance
  • Et potentiellement d’autres.

Globalement c’est ce qui m’intéresse. Ce que je regrette néanmoins c’est qu’a chaque interrupteur Philips Hue posé chez moi, il existe un interrupteur classique qui, lorsqu’il est actionné, casse le fonctionnement de Philips Hue car il va désactiver des ampoules, et si on ne fait pas attention, on se retrouve avec une maison à moitié contrôlable via le système de Philips, et c’est dommage. Une solution à cela consiste à décâbler ses interrupteurs classiques pour les laisser en position marche, mais c’est là que je vais bifurquer pour parler d’un autre type d’éclairage. Nous aborderons nos bidouilles avec Philips Hue plus tard.

Le local LabCellar

Dans notre local, où se trouvent nos bureaux, nos serveurs, nos AS/400 et notre stock, nous avons mis en place un éclairage presque global à base de baguettes et guirlandes LED peu chères, s’appuyant sur des alimentations ATX recyclées et des interrupteurs Legrand Mosaic dans une goulotte. Cela fonctionne très bien, et nous permet de gérer un éclairage d’ambiance, nos lampes de bureau à LED modifiées de chez Ikea, le plafonnier des bureaux, du couloir de l’entrée et enfin du stock.

Tout ce petit monde se contrôle via 5 interrupteurs positionnés en un seul endroit. Et il est hors de question de tout remplacer par du Philips Hue ou une autre solution du même acabit.

Nous disposons aussi dans la cage d’escaliers d’un éclairage classique en 230V et qui est contrôlé par un télérupteur et deux poussoirs, l’un dans le couloir, donc inutile, et un autre en haut des marches. Ce qui veut dire que quand on quitte les locaux, il faut, pour ne pas se retrouver dans le noir, monter les marches ou aller dans le couloir pour allumer l’escalier, redescendre, éteindre toutes les lampes et enfin repartir vers l’escalier. Peu pratique.

De plus, tout notre système d’éclairage ne pouvant se contrôler que par un endroit, il faut obligatoirement s’y rendre. Si on est au fond du stock en se contentant de l’éclairage d’ambiance et que finalement on voudrait plus de lumière, il faut sortir du stock pour allumer la lumière.

Egalement, lorsque personne n’est présent et que la vidéo surveillance nous alerte, déclencher un éclairage pourrait être utile pour mieux voir ce qui se passe.

Le besoin

On veut :

  • Que le système de contrôle tienne dans une boîte
  • Que cela accepte d’être relié à des interrupteurs
  • Que pour chaque tâche on puisse avoir plusieurs interrupteurs si besoin
  • Que cela soit contrôlable et interrogeable à distance au moins par des requêtes HTTP
  • Que l’on puisse contrôler les appareils électriques sans se soucier de leur tension
  • Que cela permette de recycler l’éclairage déjà présent, 12V comme 230V
  • Que cela permette de recycler les interrupteurs poussoirs déjà présents, 12V comme 230V
  • Que cela s’alimente en 5V ou en 12V continu
  • Qu’il n’y ait que de la basse tension qui passe dans les poussoirs.

Nous avons imaginé une boîte qui contiendrait des borniers. D’un côté on aurait 8 entrées pour interrupteurs poussoirs, de l’autre 8 sorties contrôlées par des relais. Entre les deux une puce quelconque et de l’Ethernet.

Le fonctionnement serait assez basique :

  • J’appuie sur le poussoir 1, le relais de la sortie 1 change d’état, tout simplement.
  • J’appuis sur le poussoir 2, le relais de la sortie 2 change d’état, et ainsi de suite.
  • Je câble deux poussoirs en parallèle sur la même entrée, je fais changer alors l’état du relais correspondant par une pression sur l’un des deux poussoirs indistinctement
  • Je souhaite développer une application qui permettrait de contrôler la lumière, il me suffit d’envoyer une requête HTTP simple et claire. Pour cela, je peux demander l’allumage, l’extinction, ou tout simplement l’inversion d’état.
  • Je souhaite développer une application qui affiche l’état des lampes, une requête HTTP me permet également de récupérer l’état actuel de chaque relais.

L’idée c’est que ce système puisse éventuellement contrôler autre chose que de l’éclairage. On pourrait très bien gérer une VMC, ou des prises électriques, ou n’importe quoi d’autre. Ce qui permet, le jour où il ne sera plus utile de pouvoir être recâblé et retrouver une utilité ailleurs.

La suite

Après y avoir réfléchi, j’ai exprimé notre besoin à Jean, notre électronicien afin qu’il me donne ses avis, ses idées. J’ai des notions d’électronique qui n’étaient pas trop mauvaises mais qui malheureusement commencent à dater, et surtout je n’ai aucune idée de comment choisir, comment gérer une puce de type PIC, Arduino et consorts. Le mieux pour moi est de m’en remettre à la personne compétente pour établir les différents choix technologiques nécessaires à la réalisation de ce projet. Nous verrons prochainement avec Jean comment ce besoin pourrait être matérialisé, quels choix s’offrent a nous, etc…

[Astuce] Charger un MacBook sans chargeur MagSafe

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Attention : Le présent article détaille une bidouille à caractère expérimental, pouvant porter atteinte au bon fonctionnement de votre ordinateur. Agissez à vos risques et périls.

Voici un bref article qui traite de l’alimentation d’un MacBook (Pro, Air, ou « MacBook » tout court) sans recourir au chargeur Apple fourni dans la boite de votre Mac.

Cela est utile à des fins de diagnostics (pour pouvoir analyser la consommation en courant), à des fins de bidouilles (quand on ne dispose pas du chargeur complet mais qu’on a une alimentation ajustable sous la main) et pour recharger un Mac sur une installation électrique basse tension.

Se procurer un cable MagSafe

Le connecteur MagSafe n’étant pas standardisé, la seule manière de s’en procurer un est d’acheter un cable de remplacement pour réparer un chargeur MagSafe, ou de le récupérer sur un chargeur cassé (en espérant que le cable et le connecteur soient intacts). On en trouve pour une dizaine d’euros sur Amazon : MagSafe 1 – MagSafe 2

Si on souhaite à la fois utiliser du MagSafe 1 et MagSafe 2, on pourra très bien se tourner vers un cable MagSafe 1, et utiliser l’adaptateur MagSafe 2. Cela évite de posséder deux cables. (suite…)

Convertir de l’ADB en USB : une seconde vie pour un vieux clavier ADB

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Je fais de la programmation de temps en temps, qui dit programmation dit taper sur un clavier. Quand on programme, on passe donc plusieurs heures à taper sur un clavier. Autant qu’il soit confortable ! Si dans le monde PC il existe un large éventail de claviers utilisant des technologies différentes, dans le monde Mac, ce choix est extrêmement restreint : aujourd’hui, Apple ne vend plus que des claviers « chiclets ».

Un bond de quelques années en arrière, et on se retrouve dans une autre époque chez Apple. Niveau clavier, Apple vendait à l’époque des claviers mécaniques, comme celui-ci :

Ce clavier (nommé l’Apple Extended Keyboard II), est un clavier mécanique utilisant des switchs Cherry. Je trouve les claviers mécaniques bien plus confortable que les claviers à membrane plastique qui inondent aujourd’hui le marché, mais j’ai un problème… En effet, ces claviers n’utilisent pas de l’USB mais de l’ADB (Apple Desktop Bus). Pour pouvoir utiliser ce magnifique clavier sur mon ordinateur, j’ai dû faire un petit peu de bidouille. J’ai déniché sur internet un logiciel pour Arduino nommé tmk_keyboard, qui permet notamment de convertir divers protocoles en USB. J’ai alors bricolé un petit prototype de ma bidouille, avec une prise S-Vidéo récupérée dans les poubelles d’un magasin d’électronique, et un Arduino Pro Micro :

J’en ai même profité pour tester tous les claviers ADB sur VLG89 (le bras à gauche c’est DarkPonay) !

Il suffit pour réaliser le montage de brancher un Arduino Pro Micro à un connecteur S-Vidéo, avec une résistance pour éviter d’éventuels problèmes de connexion. Les instructions détaillées sur le montage sont disponibles sur le thread du projet. On branche le clavier à l’adaptateur via un bête cable ADB, et l’adaptateur à l’ordinateur avec un cable Micro-USB vers USB standard, et le tour est joué.

Ça a marché, mais l’aspect bidouille posait problème : avoir des fils qui se baladent partout c’est pas très esthétique, c’est un potentiel risque de court-circuit, mais c’est surtout l’occasion de casser son adaptateur en titillant trop un fil. Je me suis mis alors en tête de faire quelque chose d’un peu plus propre. Et pour faire plus propre, rien de mieux qu’un circuit imprimé et un connecteur dédié !

J’ai alors lancé un sujet sur MacBidouille pour parler de ce projet, et éventuellement proposer à quelques intéressés de leur vendre un adaptateur. Une page détaillée de mes adaptateurs est disponible sur mon site personnel, pour ceux qui seraient intéressés pour plus de détails.

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